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  • patrickpaugetauteu

Contexte uchronique

Changer l'histoire, oui, mais comment...?















Écrire une uchronie, c’est changer un événement de notre passé et réécrire l’Histoire à partir de là. C’est aussi simple que de faire une phrase qui commence par « Et si… » et de laisser aller son imaginaire.


Concernant la Seconde Guerre mondiale et l’avènement du nazisme, il est difficile de tomber en panne d’idée.

Et si Hitler n’était pas né ? Et si Hitler avait suivi une carrière artistique ? Et si le traité de Versailles n’avait pas été aussi rude ? Et si la Société des Nations avait acquis un véritable pouvoir politique et militaire ? Et si la République de Weimar avait trouvé l’équilibre et rejeté les nationalistes ? Et si l’alliance franco-britannique n’avait pas laissé faire Hitler entre 1933 et 1939 ?


Chaque élément de l’Histoire pourrait ainsi être repris et modifié pour générer une autre réalité possible, comme le décrit si bien Sir Terry Pratchett avec son fameux « pantalon du temps ».


Pour les Chroniques de Germania, je pars du principe que l’Allemagne nazie a gagné la guerre. Même s’il est aisé d’écrire cette phrase (les nazis ont vaincu), et que bien des auteurs se contentent de cela dans leurs ouvrages, j’ai tout de même voulu expliquer par quelques points comment ils y étaient parvenus. L’amateur d’Histoire que je suis ne pouvait se résoudre à balayer la question du « comment » d’un revers de la main, c’est pourquoi, dans le premier opus, cette Victoire est décrite par le Führer en de très gros points sans que je rentre dans les détails.

Pourquoi ne pas rentrer dans les détails ? Car même si je pense être au fait de beaucoup de choses de notre Histoire, je n’ai pas la prétention de tout connaître de l’époque, aussi justifier mes choix par des faits pragmatiques et précis tournerait vite au ridicule.


Il est complexe de prédire ce que deviendrait un monde en modifiant certains facteurs. Pour un seul changement, il y a autant de possibilités que de personnes pour les imaginer. La vision de Germania est donc la mienne, celle que j’ai choisie. Elle est contestable dans le sens où d’autres (peut-être vous) auraient certainement créé un monde différent, mais ce désaccord ne pourrait être, selon moi, que l’occasion d’un débat amical pendant de longues heures.


J’ai lu beaucoup de choses sur les uchronies, notamment celles qui traitent de la Seconde Guerre mondiale. Certains prônent qu’il est nécessaire d’expliquer dans les moindres détails les événements pour rendre un roman crédible. À ceux-là, je présente mes excuses, car j’en suis incapable.


Par contre, ce que je peux faire, c’est commenter ma vision des choses. Pas d’un point de vue historique, même si la base vient de notre passé, mais d’un point de vue uchronique. Ce que je peux faire, c’est prendre les grandes parties que j’évoque et vous les présenter, pour que vous compreniez où je veux en venir. Il ne s’agira là, une fois encore, que d’une vision des choses, discutable dans le sens où toute personne peut en développer une différente, mais elle aura le mérite d’être là, sous vos yeux. Ce ne sera pas non plus avec la volonté de justifier mes choix en vous disant que j’ai raison.


Je vais donc entamer une série d’articles nommée « Les Uchroniques de Germania », dans laquelle j’aborderai des sujets concernant le monde dans lequel mes personnages évoluent. Et bien sûr, on parlera d’abord de ce qui s’est réellement produit avant de passer à ce que j’en ai fait. Un peu d’Histoire avant tout !


Par contre, certains sujets resteront sous silence, soit parce qu’ils sont abordés dans les opus suivants, soit pour que je les utilise dans un autre cycle…


Alors au plaisir de vous retrouver dans ces Uchroniques !

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